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Directeurs d’EHPAD : quasiment un sacerdoce

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Les directeurs d’EHPAD sont dans l’œil du cyclone depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, COVID-19. Ecartelés entre leur devoir de protection des résidents et leur volonté de maintenir le bien-être de ces derniers. Voici un petit tour d’horizon d’une fonction multi-casquettes qui demande écoute, disponibilité, implication et rigueur.

Qui sont ces directeurs d’EHPAD :

A écouter les spécialistes, les directeurs d’EHPAD ont tous les pouvoirs :

  • Pas tout à fait vrai,
  • Pas tout à fait faux.

Certes, ils bénéficient de pouvoirs étendus, mais qui ne sont ni sans limites, ni sans contrôle. Les directeurs d’EHPAD dépendent en effet de différentes instances. On parle là de la direction départementale de la cohésion sociale, de l’Agence régionale de santé et du Conseil départemental.

Les inspections concernent les résidents, leur santé, leur sécurité, leur bien-être moral et physique, leurs droits, et l’établissement. Que ce soit en termes d’existence et d’effectivité de projet d’établissement, de règlement ou de livret d’accueil.

Mais revenons sur les prérogatives des directeurs d’EHPAD. On pourrait les classer en deux catégories : humaines et structurelles. C’est ainsi que les visions de ces humains qui occupent ces fonctions peuvent diverger du tout au tout.

Interlocuteurs privilégiés pour les résidents

Commençons par définir la fonction :

Les directeurs d’EHPAD assurent la gestion d’établissements accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie ou totalement dépendantes. La définition fournie par les sites d’emploi spécialisés s’avère à la fois claire et floue. Concrètement, ils pilotent aussi bien les enjeux médico-sociaux et humains de la structure que sa gestion administrative, financière et logistique.

Sur le plan humain, les directeurs d’EHPAD constituent des interlocuteurs pour les résidents. Ils statuent sur les demandes d’admission et garantissent la liberté de choix de résidence de leurs futurs pensionnaires. A ce titre, ils vérifient, à leur arrivée, qu’ils sont bien en accord avec leur hébergement. Tout au long de leur séjour, les directeurs d’EHPAD leur assurent le respect du contrat d’hébergement. Même face à des résidents sous tutelle, ils ne peuvent interdire les visites sans motiver les décisions.

Mais l’aspect humain ne concerne pas que les résidents. Les directeurs d’EHPAD sont de véritables chefs d’entreprise. A ce titre, ils sont responsables de la gestion des ressources humaines, en termes de recrutement, de formation et de paie. Ils synchronisent le travail de l’ensemble du personnel soignant et administratif et gèrent leurs plannings. Ce sont des managers aguerris qui ont tout intérêt à soigner la cohésion de leurs équipes. Parallèlement, on leur demande aussi d’être de bons gestionnaires financiers et gestionnaires techniques.

En effet au-delà la simple gestion de l’équipe le directeur doit gérer :

  • Le bâtiment : il doit s’assurer des renouvellements en matière d’investissements, comme de maintien des locaux. Les travaux d’entretien sont sous sa responsabilité tout comme les travaux de rénovation, et les travaux liés à la sécurité incendie.
  • La finance : le directeur d’EHPAD doit-être un excellent gestionnaire financier quel que soit le statut de son établissement. En effet, son budget doit á minima être équilibré voire bénéficiaire afin d’investir. Cet enjeu économique est celui qui donne le plus de difficulté aux directeurs, car il donne de lui une vision inhumaine. Mais c’est pourtant une mission essentielle qui garantit l’emploi, et la sérénité de l’établissement.

Managers engagés et impliqués

Les directeurs d’EHPAD ont une structure à faire fonctionner. Ils s’occupent de la mise en place des prestations de service, sélectionnent les fournisseurs. Ils veillent à l’entretien du patrimoine de la structure et sont appelés à vérifier les règles d’hygiène et de sécurité. Responsables de la gestion des risques, leur responsabilité est en effet engagée en cas de dysfonctionnement.

Sur un plan plus général, les directeurs d’EHPAD évaluent les bonnes pratiques professionnelles et la qualité des services de l’établissement. Que ce soit au niveau de la prise en charge médicale, des soins, de la restauration, du logement ou de l’animation. Force de propositions, ils définissent et mettent en œuvre les différentes politiques des établissements qu’ils dirigent.

On ne peut cependant réduire le rôle des directeurs d’EHPAD à leurs fonctions administratives. Ce sont avant tout des femmes et des hommes engagés, impliqués et disponibles qui n’hésitent pas à monter au créneau. Preuve en est, leur intervention en août au travers de l’AD-PA, une des association qui les regroupe, auprès du gouvernement. Alors que la deuxième vague du coronavirus n’avait pas commencé, ils ont demandé un renforcement des effectifs.

Et ils ont milité pour le renforcement de leurs équipes par des emplois complémentaires et des emplois aidés. Enfin, conscients de la détresse de leurs résidents face à cette pandémie, ils ont sollicité pour eux un meilleur suivi psychologique. Quand on évoque le rôle des directeurs d’EHPAD, on peut donc parler de véritable sacerdoce. Et donc de vocation.

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EHPAD le « plan bleu » canicule

Eté 2003. La France suffoque avec des chaleurs plus subies depuis 1950. La première semaine d’août, les records absolus de température maximale tombent les uns après les autres. La sécheresse sévit partout, les incendies se succèdent.  La canicule décime des élevages entiers. Dans le Haut-Rhin, EDF est même contraint d’arroser le réacteur numéro un de la centrale nucléaire de Fessenheim pour le refroidir. Mais le drame se joue ailleurs, au départ dans l’indifférence générale. Il touche de plein fouet les personnes âgées. Il faudra une alerte des pompiers qui voient bondir leurs interventions liées à la chaleur pour que les Pouvoirs publics prennent la mesure de la catastrophe qui se joue. Au final, on estimera la surmortalité à près de 19 000 décès. C’est à la suite de cet événement que sera mis en place et rendu obligatoire le fameux « plan bleu », le 7 juillet 2003.

« Plan bleu » pour prévenir les catastrophes sanitaires et environnementales

Le « plan bleu » est un outil d’organisation interne aux établissements médico-sociaux et donc aux EHPAD. Elaboré sous la responsabilité du directeur de l’établissement, il détaille les modalités d’organisation à mettre en œuvre en cas de crise sanitaire ou climatique. Il permet une mobilisation rapide et cohérente des moyens humains et matériels. Il est déclenché dès lors que survient un événement sanitaire ou environnemental susceptible de menacer la santé publique. Le « plan bleu » a ainsi été activé le 6 mars 2020 en raison de la prolifération du coronavirus.

Le plan bleu est général, et il peut ensuite concerner de façon plus précise un événement : c’est ainsi que l’on a mis en place le plan bleu canicule. Concrètement, il implique la désignation d’un référent, directeur ou médecin coordinateur qui sera responsable lors de la situation de crise. Le « plan bleu » prévoit des recommandations de bonnes pratiques préventives à destination des personnels ainsi qu’une convention avec l’établissement de santé le plus proche. Il doit comporter un protocole sur les modalités d’organisation de l’établissement en cas de déclenchement du plan d’alerte et d’urgence. Le « plan bleu » permet également le confinement des résidents, usagers et personnels ainsi que le rappel du personnel accompagnant et soignant en cas de nécessité. En période de canicule, l’établissement est tenu de mettre en place un local ou des pièces équipées d’un système fixe de rafraîchissement de l’air. A défaut, il doit disposer d’un local ou d’une pièce rafraîchie.

Le plan bleu est en fait un dossier qui synthétise toutes les démarches engagées et réfléchies par l’établissement en cas de survenue d’une canicule :

  • Stock d’eau,
  • Stock de ventilateurs,
  • Stocks de brumisateurs,
  • Lieu des pièces réfrigérées,
  • Formation du personnel,
  • Listing des personnes bénévoles et professionnelles disponibles pour rappel :
    • Familles des résidents,
    • Personnel en vacances mais sur le secteur,
    • Personnels remplaçants disponibles,
    • Association de bénévoles disponibles,
  • Convention avec un hôpital,
  • Menus adaptés pour la canicule,
  • Et toute autre mesure nécessitant d’être présentée dans le plan bleu canicule.

Un « plan bleu » canicule 2020 plus complexe que d’habitude

Le « plan bleu » canicule comporte toujours 4 niveaux d’alerte calqués sur les codes couleurs de la vigilance météo :

  • Vert en veille saisonnière ;
  • Jaune en avertissement ;
  • Orange en alerte canicule ;
  • Rouge en mobilisation maximale.

Mais il est fortement impacté cette fois par le coronavirus. Si l’été représente toujours une période difficile pour les EHPAD entre les congés des personnels et les risques canicules, il s’annonce particulièrement sensible cet année. Le coronavirus a en effet provoqué une hécatombe chez les résidents et occasionné beaucoup de fatigue et de lassitude chez les soignants. Alors que l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques » vient d’épingler la France pour son sous-effectif dans l’aide aux personnes âgées, on ne peut que craindre un été difficile au sein des EHPAD.

D’autant que, coronavirus oblige, il pourrait y avoir des restrictions d’utilisation de la climatisation et des ventilateurs. Certaines mesures préconisées par le « plan bleu » et celles mises en œuvre pour lutter contre l’épidémie entrent en conflit. Par exemple, les recommandations pour lutter contre le coronavirus prévoient d’aérer le logement plusieurs fois par jour alors que le « plan bleu » conseille de fermer les fenêtres la journée et de les ouvrir la nuit.

Au-delà des dispositions techniques du « plan bleu » va se poser un double problème psychologique, à la fois pour les résidents et pour les soignants. Les premiers, qui viennent à peine de sortir du confinement, risquent de s’y trouver de nouveau contraints avec les conséquences de « glissement vers la fin de vie » que cela implique. Quant aux seconds, confrontés aux grèves de la fin 2019, puis au coronavirus et à son cortège d’heures supplémentaires, ils sont littéralement épuisés. Il va pourtant leur falloir redoubler de patience et de pédagogie pour rassurer et surtout maintenir en bonne santé les résidents dont ils ont la charge. Et sans doute augmenter les tournées d’hydratation, avec la surcharge de travail que cela occasionne…

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La sexualité des personnes âgées

La sexualité des personnes âgées : véritable tabou de notre société pourtant moderne et libérée. Nous acceptons les mariages homosexuels, nous acceptons la PMA, mais pas encore totalement la sexualité de nos parents et de nos grands parents. Et pourtant la sexualité des personnes âgées est bien une réalité.

Le sexe et les vieux : derrière le tabou, un droit essentiel

« À presque 99 ans, Victor n’a pas tiré le rideau de la sexualité. En décembre, ce résident d’un Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à La Flèche (Sarthe) a demandé à celle qu’il courtisait depuis un long moment si elle acceptait de franchir le pas. D’aller au-delà des gestes de tendresse. « On était déjà amis depuis des années et puis je l’aime beaucoup », confie Odette, de dix ans sa cadette…. » C’est Ouest-France qui relate cette histoire qui peut paraitre exceptionnelle, mais qui ne l’est pas vraiment.

Toutes les études le prouvent, ce n’est pas parce qu’on prend de l’âge qu’on n’a plus de vie amoureuse ou de vie sexuelle, bien au contraire ! En 2015, les « Archives of Sexual Behavior » révélaient qu’en Angleterre, 54% des hommes et 31% des femmes de plus de 70 ans avaient encore une activité sexuelle.

En France, la sexualité des personnes âgées reste un sujet encore très tabou. Par exemple, quand le journal Le Point évoque la merveilleuse rencontre, en plein confinement, de Jean-Pierre et d’Arlette, deux résidents d’un Ehpad de Bonneuil-sur-Marne âgés respectivement de 84 et 82 ans, tout le monde ne veut y voir que son côté romantique, mais ferme les yeux sur la sexualité qu’elle sous-entend.

La sexualité des personnes âgées, un tabou en quatre points

Mais pourquoi diable les personnes qui prennent de l’âge sont-elles souvent considérées et traitées comme des enfants qu’il faut protéger de tout et surtout de leurs désirs sexuels ? Maïa Mazaurette l’a très bien résumé dans une de ses chroniques du Monde.  Pour elle, ce grand tabou qu’est la sexualité des personnes âgées s’explique en trois points. A commencer par la tradition judéo-chrétienne. « Parce que la sexualité post-ménopause échappe à la reproduction, elle devient douteuse. »

Vient ensuite l’association systématique de la jeunesse et de la désirabilité. Vieillir signifie pour beaucoup ne plus être ou ne plus se sentir désirable. Enfin, comme le dit si bien la chroniqueuse, « on attend des personnes âgées une forme de renoncement aux plaisirs terrestres, via une sagesse qui les placerait magiquement hors d’atteinte des émotions fortes ». Si on ajoute à cela le fait qu’un enfant, quel que soit son âge, n’arrive ni à imaginer, ni à concevoir que ses parents puissent avoir une vie sexuelle, on comprend mieux le tabou que représente la sexualité des plus âgés et la difficulté qu’on ceux-ci à la faire accepter.

La sexualité, gage de longévité

D’éminents spécialistes ont pourtant prouvé les bienfaits d’une sexualité épanouie chez les plus de soixante-dix ans. Le professeur anglais, David Weeks et son équipe, de l’Hôpital royal d’Edimbourd, affirment ainsi que les personnes ayant une activité sexuelle régulière gagnent en moyenne dix ans d’espérance de vie et font de 7 à 12 ans plus jeunes que leur âge. En 2017, des chercheurs de la Florida State University ont montré que la satisfaction sexuelle durait 48 heures après les rapports sexuels.

De nombreuses études prouvent que l’activité sexuelle libère différentes hormones dont l’ocytocine (hormone du bonheur), la sérotonine (hormone de la satisfaction, du plaisir et du bien-être) et des endorphines (hormone de l’euphorie). Sans compter qu’elle booste le cerveau de manière bien plus efficace que tous les mots croisés et tous les sudokus de la terre ! Bref, contrairement aux idées reçues, la sexualité n’est que bénéfique pour les personnes âgées. Alors, qu’est-ce qui bloque à la fois chez les proches et chez les soignants ? Pourquoi ont-ils tant de mal à envisager et à accepter ce qui fait pourtant intégrante de la vie, de leur vie ?

Les soignants ont leur rôle à jouer

Les proches, on l’a vu un peu plus haut, ont tendance à voir leurs aînés comme des sages « débarrassés » de toute libido. Quant aux soignants, ce sont les plus mal placés parce que tiraillés entre les résidents et leurs proches. Dans la Charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante est pourtant inscrit le droit à l’intimité dans les EHPAD.

L’article 4 précise même qu’une personne âgée « doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime ». Reste que la sexualité des personnes très âgées laisse encore trop souvent les professionnels désemparés, surtout qu’elle est source de conflits avec les proches.

Partant du principe que les résidents doivent pouvoir nouer de nouvelles relations d’amour en toute intimité, l’ANESM (agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux), aujourd’hui rattachée à la Haute Autorité de santé, recommande aux établissements de réfléchir à  cette question en mettant par exemple à la disposition des couples des lits à deux places.

D’une manière plus générale, il s’agit de se demander au nom de quoi on interdirait à une personne de vivre ses envies et ses désirs sous prétexte qu’elle vieillit. Et de décider de ne rien interdire. Surtout dans le domaine de la sexualité !

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Conflits en EHPAD : Une histoire de deuil et de dialogue

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Les conflits en EHPAD ne sont pas rares. On peut même dire qu’ils font partie intégrante de la vie des établissements. A cela, une raison à la fois simple et complexe. Faire admettre un proche dans un EHPAD est d’abord et avant tout une affaire de deuil.

Après s’être crispée sur la solution irréaliste du maintien à domicile, la famille se résout à la confier à une équipe soignante. Mais elle doit alors gérer son propre malaise, la culpabilité d’abandonner le proche, de ne pas être capable de l’assumer.

La plupart des conflits en EHPAD  partent de cette culpabilité non consciente et non exprimée. La famille n’a alors souvent pour seul recours que de la convertir en colère et de la retourner contre l’équipe soignante ou contre le résident lui-même.

Processus de deuil : activateur de conflits en EHPAD

Il y a probablement une histoire d’argent également : le fait, non négligeable, que le résident et ses proches payent pour être accueillis en EHPAD. Ils sont donc exigeants et, de plus en plus, procéduriers avec des réactions allant de la simple lettre à l’ARS (Agence régionale de santé) à la plainte auprès du tribunal. En matière de conflits en EHPAD, on a donc tout un éventail de causes et donc de réponses.

Mais attardons-nous un moment sur un processus de deuil d’autant plus difficile à vivre que le proche est encore vivant. Les familles sont appelées à faire le deuil de la personne en bonne santé, des projets communs, de la vie d’avant. Et si elles sont d’abord soulagées de la savoir « entre de bonnes mains », elles passent très vite à une forme de sur-réactivité. Une grande majorité de conflits en EHPAD naissent ainsi du « marchandage ». Les familles tentent de rester actrices de la situation avec leurs propres armes. Elles veulent par exemple nourrir leur proche à tout prix. Ou alors, elles demandent des explications à tout bout de champ quand elles n’essaient pas d’imposer un examen ou un traitement. Or ce qui s’apparente à une demande d’aide intervient souvent à un moment où le soignant est monopolisé par d’autres tâches. Se heurtent alors le besoin des familles de se sentir utiles et le manque de disponibilité des soignants. Beaucoup de conflits en EHPAD naissent de cette incompréhension mutuelle. Dans ce genre de situation, le soignant ne sait pas forcément répondre à la réaction de l’entourage. Il peut se sentir remis en cause dans sa pratique professionnelle. Il peut même se porter en gardien de la morale par peur d’être débordé. Il y a aussi ces familles revendicatives surgies de nulle part qui se plaignent du lit mal fait ou des ongles pas coupés. Leur intervention, imprévisible et la plupart du temps inappropriée, nuit à la fois au résident et à l’équipe soignante et participent à l’émergence des conflits en EHPAD. Alors que faire ?

L’écoute et l’empathie comme seules réponses aux conflits en EHPAD

Le conseil de la vie sociale (CVS), rendu obligatoire dans les EHPAD par une loi du 2 janvier 2002, permet de désamorcer un certain nombre de conflits en EHPAD. C’est un lieu d’écoute et d’échange entre les résidents, les familles et les personnels. Des personnes qualifiées désignées par le préfet, l’ARS et le conseil départemental, y interviennent en qualité de médiateurs. Au-delà de cette instance, se pose surtout la question de la posture du soignant. C’est en favorisant l’expression du résident et de ses proches qu’il déminera les situations potentiellement explosives. Le soignant doit apprendre à relativiser les réactions des familles. Une famille qui le rend responsable de la dégradation de son proche, est seulement en train de prendre conscience de son état véritable. Une famille qui intervient dans les repas et dans le ménage tente seulement de se rendre utile.

Les conflits en EHPAD s’expliquent en partie par le manque de recul des uns et des autres. Or, le soignant, parce qu’il est professionnel, doit pouvoir laisser toute la place à la famille, l’entendre dans ses revendications même injustes tout en ne se sentant pas remis en cause. Tâche difficile s’il en est. Le nombre des conflits en EHPAD diminuera quand les équipes soignantes comprendront que les proches sont des acteurs essentiels du soin et inversement. C’est leur aptitude à compatir, à déculpabiliser et à préparer à la fin de vie annoncée qui fera la différence. Et pour cela, une seule option : maintenir un dialogue permanent et faire preuve de pédagogie.

Ce dialogue débute par une écoute active, et une empathie sans faille. Comprendre que les familles sont en fait simplement « mal » de quelque chose :

  • Coupable de ne pas le garder au domicile,
  • Malheureuse de ne pas s’en occuper,
  • Mal à l’aise de voir cet être cher diminué,
  • ….

Bref l’état des mal …  et des raisons de conflits en EHPAD peut-être long comme une véritable liste à la Prévert.

Il est donc important et nécessaire de faire un véritable travail sur la posture des soignants et de permettre de les accompagner avec l’ensemble des outils existants comme la formation et l’analyse de la pratique professionnelle.

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L’entrée en EHPAD 

Le vieillissement des personnes âgées

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La bientraitance en EHPAD :

Refus de soins des personnes âgées en EHPAD

Le refus de soins des seniors en maison de retraite

Accompagner le refus de soins est tout aussi important et nécessaire que de le comprendre. Il y a la loi, et le devoir d’informations, mais il y a aussi l’obligation de respecter le choix des patients.

Refus de soins et serment d’Hippocrate: la difficile équation

« Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux… »

Adimpletionum
Adimpletionum

Ainsi commence le serment d’Hippocrate revu par l’Ordre des médecins en 2012, serment qui, s’il n’a pas de valeur juridique, est considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale.

Les médecins, et les soignants en général, se retrouvent face à un dilemme lorsqu’ils sont confrontés au refus de soins de certains de leurs patients.

Pour bien comprendre la problématique du refus de soins, tentons d’en déterminer les tenants et les aboutissements…

En savoir plus : Formation Refus de soins en maison de retraite

Refus de soins : un droit à part entière

Avant toute chose, le refus de soins est un droit consacré par l’article L.1111-4 du code de la santé publique qui dit notamment ceci :

« Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé. Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement (…)

 Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».

Pour Sylvie Vandoolaeghe, coordinatrice adjointe de l’espace éthique hospitalier et universitaire (EEHU) de Lille, « le refus de soins, c’est la possibilité du consentement : si on ne peut pas refuser, on ne peut pas consentir ».

Le tout est de comprendre pourquoi le patient refuse les soins. Est-ce à cause du traitement lui-même ou à cause des effets secondaires qu’il juge trop invasifs ou douloureux ? Pour des spécialistes de la question, le refus de soins dépend pour beaucoup de la façon de présenter les choses.

Il vient souvent de la peur de l’inconnu, des complications éventuelles et de la souffrance que les traitements vont engendrer. S’ajoutent à cela la mécompréhension des enjeux, la défiance à l’égard des médecins et du système de santé, la lassitude face à des traitements lourds et jusqu’alors inefficaces et parfois l’envie d’en finir avec la maladie et donc avec la vie.

Le refus de soins peut également venir de l’histoire même du patient. Est ainsi être cité l’exemple de ce patient qui avait vu partir sa mère à l’hôpital pour une intervention tout à fait bégnine et qui, suite à son décès des suites opératoires, avait développé une aversion totale pour tout ce qui, de près ou de loin, touchait au médical.

Une chose est sûre, le refus de soins n’est jamais anodin. Il dit des choses sans les nommer et encourage le soignant à s’interroger sur sa démarche, à écouter et à comprendre son patient, tout l’enjeu consistant pour lui à harmoniser son désir de soigner et les attentes de son patient.

Pour mieux comprendre le refus de soins : privilégier le dialogue

Le refus de soins renvoie donc le soignant à son devoir de soigner, de guérir et à défaut, de soulager, mais il l’invite aussi à repenser sa relation au soin. S’il a proposé un parcours spécifique de soins, c’est qu’il le croit bénéfique pour le patient concerné.

Que ce dernier ne l’entende pas ainsi, est difficile à vivre et peut même provoquer de la colère chez le soignant, réaction révélatrice d’un sentiment d’impuissance mais aussi d’une forte implication. Il est alors intéressant voire essentiel de faire appel à une tierce personne, soignant ou personne proche du patient, pour faire évoluer la situation.

En tout état de cause, le soignant, pour comprendre et peut-être faire évoluer le refus de soins, doit pouvoir se mettre au niveau du patient, oublier son amour propre et son langage technique, et prendre en compte la situation psychologique du patient et non seulement sa situation médicale. Cela demande beaucoup d’empathie, d’écoute et de modestie.

Le soignant est au service du patient et non l’inverse. De la capacité du soignant à entendre son patient dépend la relation de confiance qu’il va développer avec lui. S’il ne doit ni abandonner, ni se déresponsabiliser face à un refus de soins, le soignant ne doit pas non plus harceler le patient ou devenir maltraitant.

La négociation, l’ajustement des soins permettent le plus souvent d’éviter d’arriver à ces extrêmes tout comme la signature d’une attestation de refus de soins fait réfléchir, et dans de nombreux cas changer d’avis, le patient appelé à la signer.

En matière de refus de soins, tout est donc question, pour le soignant, d’écoute, de dialogue, de bienveillance et de réflexion sur son propre positionnement.

Causes et Types d’Incontinence chez les Seniors

Accepter le refus de soins : une démarche obligatoire :

Accepter ce n’est pas céder, c’est comprendre les enjeux et tenter d’accompagner le refus de soin. La démarche de compréhension permet de remettre le patient au cœur du soins et ainsi souvent de permettre l’acceptation du soin.

Accepter le refus de soins ce n’est pas valider le refus et partir sur un autre chemin. Accepter le refus c’est permettre au patient de redevenir un sujet, et d’exister.

C’est lui redonner une place centrale. Reprendre cette place c’est aussi lui redonner les clés du choix. Choisir de poursuivre les soins ou pas.

C’est ainsi que nous devons accompagner : ne pas décider pour l’autre mais le laisser décider en pleine possession des informations que nous lui avons transmises.

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Les Métiers de soignants au sein des EHPAD

Pour faire suite au précédent article, je vous propose un petit point sur les diplômes nécessaires pour obtenir les postes soignants au sein des EHPAD, postes multiples et variés comme en atteste la liste suivante :

Tour d’horizon des postes soignants en EHPAD

  • Médecin coordinateur,
    • Infirmier coordinateur,
    • Infirmier diplômé d’état,
    • Aide-soignant,
    • Aide-médico psychologique,
    • Les auxiliaires de soins en gériatrie,
    • Auxiliaire de vie,
    • Psychologue,
    • Psychomotricien,
    • Ergothérapeute,
    • Kinésithérapeute.

Mais avant de revenir sur chaque poste en détail, rappelons qu’il existe plusieurs niveaux de diplômes qui s’établissent comme suit : Niveau I (Bac + 5 et +) ; Niveau II (Bac + 3 ou Bac + 4) ; Niveau III (Bac + 2) ; Niveau IV (Bac) ; Niveau V (Pour plus d’informations à ce sujet, se reporter à l’article consacré aux postes administratifs en EHPAD).

Commençons notre tour d’horizon des métiers dits du « Grand Age », ceux qui s’exercent notamment en EHPAD : les postes soignants.

  1. Médecin coordinateur 

Il s’agit du poste soignant le plus diplômé, le plus reconnu dans l’EHPAD.

Apparu dans les années 70, le métier de médecin coordonnateur en EHPAD consiste non pas à soigner les résidents, mais à coordonner l’ensemble de la politique et de la pratique soignante dans l’EPHAD.

Pour devenir médecin coordinateur, il faut être titulaire d’un diplôme d’État de Docteur en médecine. Les EHPAD recherchent en priorité des médecins qui ont la spécialité de gériatre. Il est également possible de devenir médecin coordinateur en EHPAD grâce à une capacité de gérontologie ou un DU de médecin coordonnateur en EHPAD.

Le médecin coordonnateur est un membre indispensable au sein de l’EHPAD. Il contribue à la qualité des soins et de la prise en charge gérontologique des résidents. Le médecin coordonnateur en EHPAD a la charge de l’élaboration et du suivi du projet de soins, de l’évaluation médicale des résidents et de l’animation de l’équipe soignante. Il organise la politique soignante de l’EHPAD : les protocoles, la formation, le matériel, les conventions et mode de fonctionnement avec les établissements sanitaires du secteur.

  • Infirmier Coordinateur 

Le poste soignant Infirmier coordinateur est un poste fondamental en EHPAD. Il est le bras droit du Médecin du Coordinateur, mais également du Directeur.

Communément appelé IDEC, le poste d’infirmier coordinateur une l’interface entre le sanitaire et le médico-social dans le suivi et l’accompagnement au quotidien des résidents, en intégrant les différentes composantes du soin. L’IDEC encadre l’équipe soignante (infirmiers, aides-soignants, aides médico-psychologiques), organise, priorise et contrôle les soins et leur traçabilité. Il assure la coordination des intervenants extérieurs auprès des résidents.

Il n’existe pas de diplôme spécifique pour être infirmier coordinateur, mais il faut tout de même être titulaire du DE d’infirmier. A noter que nombre de recruteurs exigent un niveau de cadres obtenu par le biais de l’école des cadres, via un master ou au travers de la formation continue.

  • Infirmier diplômé d’Etat (IDE) 

Le poste soignant infirmier en EHPAD est un poste plein d’humanité. Il a souvent été critiqué et maltraité : l’ide en EHPAD fait de la bobologie. Aujourd’hui ce poste je souhaite lui rendre toutes ses armes et sa noblesse. Les IDE en EHPAD doivent avoir une connaissance large de toutes les pathologies et un sens de l’observation et de la transmission médicale très pointue.

La spé­ci­fi­cité du travail des IDE en EHPAD relève du fait qu’ils interviennent dans de véritables lieux de vie choisis par les per­son­nes âgées et/ou leur famille, mais aussi dans des lieux de soins. Le travail de l’infirmier(e) reflètera donc ces deux dimensions auxquelles s’ajoute le souci du respect et de l’autonomie des personnes selon « la charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante ». Dans ce métier, la place du rela­tion­nel s’avère majeure, à la fois envers les rési­dents et leurs famil­les ou pro­ches, l’IDE étant à la fois soignante, confidente et accompagnante.

Conditions d’accès :

  • Avoir 17 ans révolus le 31 décembre de l’année d’entrée en formation,
  • Être titulaire du baccalauréat français,
  • Être titulaire d’un Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’accès au baccalauréat français (ESEU).

Pour entrer en institut de formation aux soins infirmiers (IFSI), il faut valider le dossier d’admission pour les bacheliers et valider le concours d’entrée pour les autres (épreuves écrites + épreuves orales).

La formation est de 3 ans pour le parcours complet et est validée par un diplôme d’Etat.

  • L’aide-soignant

Le poste soignant « aide-soignant » est le poste le plus connu, et aussi le plus développé en EHPAD.

La vocation de l’aide-soignant est d’accompagner dans la réalisation des activités quotidiennes. Il collabore aux soins préventifs et curatifs en dispensant des soins d’hygiène et de confort, en participant au projet de vie des résidents, mais aussi à la distribution des repas. Il contribue à la qualité de leur séjour résidents en les accueillant, eux et leurs familles, en répondant à leurs sollicitations, en mettant en place des activités occupationnelles. Il les accompagne jusqu’à la fin de leur vie et se pose en soutien pour les familles. Sur un plan plus administratif, il gère les stocks et les approvisionnements et participe à l’organisation interne de la structure où il officie. L’aide-soignant, parce qu’il est un maillon important de la chaîne de prise en charge des résidents d’EHPAD, doit avoir le goût du contact ainsi que la double aptitude à identifier les besoins fondamentaux de la personne et à organiser son travail au sein d’une équipe.

Condition d’accès :

  • Avoir au moins 17 ans à la date de leur entrée en formation. Aucune condition de diplôme n’est requise.

La formation comprend des périodes d’enseignement théorique et pratique en institut de formation et des stages cliniques. Elle se déroule sur une durée totale de dix mois.

  • L’aide-médico psychologique (AMP)

Le poste soignant « aide-médico psychologique » est méconnu, et trop souvent considéré comme un équivalent du poste aide-soignant.

Dans les EHPAD et partout où il intervient, l’Aide médico-psychologique participe à l’accompagnement des personnes âgées dépendantes qu’il assiste dans les gestes de la vie quotidienne tant au niveau des activités que des loisirs. Il fait en sorte de rompre l’isolement dans lequel la maladie enferme les résidents en favorisant le dialogue et l’échange. Il agit toujours au sein d’une équipe pluri-professionnelle, sous la responsabilité d’un travailleur social ou paramédical.

Ce métier, très exigeant car demandant beaucoup de disponibilité de jour comme de nuit, exige goût du contact, capacité d’écoute, empathie et un bon équilibre psychologique.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) de 18 ans au moins
  • Etre en situation d’emploi (dans le secteur médico-social) et avoir l’accord de l’employeur pour suivre cette formation, ou rechercher un contrat d’élève AMP.
  • Avoir réussi l’examen d’admission

La formation se fait en alternance sur une durée de 12 à 24 mois et comprend une partie théorique et une partie pratique. Elle est sanctionnée par le DEAMP (diplôme d’Etat d’aide médico-psychologique).

  • L’auxiliaire de vie

Le poste soignant auxiliaire de vie a un rôle de soutien et d’accompagnement social auprès des personnes fragiles, dépendantes ou en difficulté sociale.

Il épaule et assiste les personnes dans l’accomplissement des tâches de la vie quotidienne, permettant ainsi leur maintien à domicile. Il les aide à préserver, à stimuler, à restaurer leur autonomie. Il assure, en coordination avec les autres professionnels, une prestation individualisée dans le respect des choix de vie de la personne qu’il accompagne.

Parce qu’il doit réussir à établir une relation de confiance avec la personne âgée et ses proches, l’auxiliaire de vie doit nécessairement avoir de l’intérêt pour les problèmes humains et sociaux que rencontrent les familles et les personnes âgées. Il aura aussi un goût prononcé pour les tâches ménagères. Enfin, comme il est appelé à entrer dans l’intimité des personnes, il doit pouvoir faire preuve de tact et de discrétion.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) de 18 ans au moins

La formation est organisée sous forme de modules sur une période de 9 à 36 mois. Elle se déroule en alternance sous forme d’enseignement théorique et pratique en centre de formation et de stages professionnels en structures spécialisées.

Elle est validée par le DEAVS (diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale), également accessible par la validation des acquis de l’expérience.

  • L’assistant de soins en gérontologie

Le poste soignant assistant de soins en gérontologie est chargé de détecter les troubles du comportement chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Les conditions d’accès :

  • Etre aide-soignant ou aide médico-psychologique en situation d’exercice effectif auprès de malades d’Alzheimer ou de maladies apparentées

La formation, de 140h, s’appuie avant out sur l’analyse des pratiques et valorise l’expérience professionnelle et est organisée en périodes discontinues sur une amplitude de 12 mois.

Elle n’est pas validée par un diplôme, mais par une attestation de validation de formation.

  • Le psychologue

Le psychologue conçoit, élabore et met en œuvre des actions préventives et curatives qui prennent en compte la vie psychique des résidents, de leurs familles et du personnel. Il joue un rôle essentiel auprès des résidents. Il dédramatise leur entrée en institution, il les aide à s’adapter et à faire le deuil de leur ancienne vie. Il met en place des ateliers de mémoire, des groupes de parole et les accompagne en fin de vie. Même si ce rôle vient en second plan, le psychologue vient aussi en soutien des familles et du personnel.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission
  • Etre titulaire du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense, ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires.

La formation se déroule l’université et dure cinq ans. Elle est validée par un master II en psychologie.

  • Le psychomotricien

Le psychomotricien a pour objectif de rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques et vécues de façon corporelle, en agissant sur leurs fonctions psychomotrices. Il traite donc les troubles du mouvement et du geste en utilisant les techniques de médiation corporelle, de simulation et de relaxation. Les actes qu’il est autorisé à pratiquer sont réglementés par un décret.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission
  • Etre titulaire du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense, ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires.

La formation se déroule sur trois ans et comporte des enseignements théoriques, des enseignements théorico-cliniques, des enseignements pratiques organisés en modules ainsi que des stages.

Elle est validée par un diplôme d’Etat de psychomotricien.

  1. L’ergothérapeute

L’ergothérapeute s’adresse à des personnes présentant, de façon déclarée ou potentielle, une déficience, un dysfonctionnement, une incapacité ou un handicap de nature somatique, psychique, intellectuelle ou sensorielle susceptible de créer une désadaptation ou une altération des fonctions.

Il les aide à retrouver les habiletés et capacités nécessaires à leurs activités ou leur enseigne des moyens de « faire autrement ». Il peut également proposer des adaptations de leur équipement et recommander des changements dans leur environnement.

Les conditions d’accès :

  • Ouvert à toutes personnes ayant au moins 17 ans l’année du concours
  • Etre titulaire du baccalauréat français ou d’un titre équivalent ou du diplôme d’accès aux études universitaires (Les élèves de terminale peuvent se présenter sous réserve de réussite du baccalauréat)
  • Ou justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale.

La formation dure trois ans et est validée par un diplôme d’Etat.

  1. Le kinésithérapeute

Le masseur-kinésithérapeute assure, de façon manuelle ou instrumentale, des soins de réadaptation ou de rééducation, dans le but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir ou d’y suppléer.

Après un examen clinique et un bilan, il établit un programme de soins adapté à chaque personne. Il conseille le patient âgé et son entourage en vue d’une démarche d’autonomisation.

Les conditions d’accès :

  • Avoir validé la première année commune aux études de santé (PACES) ou la première année de licence en sciences mention «sciences et techniques des activités physiques et sportives » (STAPS).

La formation dure 3 ans en institut de formation en masso-kinésithérapie et est validée par un diplôme d’Etat.

En dehors des formations diplômantes, il est important que l’ensemble des soignants se forment au quotidien. Notamment, certaines formations comme :

Plus d’informations :

Supprimer avis Google médecin : Suppression de fiche gmb (Google My Business)

Supprimer avis Google médecin

La fiche Google My Business est un des principaux outils dont se servent aujourd’hui les internautes qui souhaitent se faire un avis sur un médecin.

Si cette fiche peut être considérée comme un vecteur efficace pour ces professionnels de la santé qui souhaitent communiquer autour de leur activité, dans la pratique, les médecins subissent plutôt largement en majorité, plus qu’ils ne sont des acteurs.

Supprimer avis Google médecin : Suppression de fiche Google My Business

D’un côté, Google peut en effet librement entreprendre de créer une fiche professionnelle sur un médecin, tandis que de leur côté, les internautes jouissent pleinement de leurs droits de poster sous anonymat toutes sortes d’avis pour juger de la compétence ou du manque de professionnalisme des médecins.

Conséquence logique : pour de nombreux professionnels, la suppression des fiches Google My Business semble être l’alternative de choix pour préserver leur réputation.

Impact des avis négatifs sur les médecins

Des études soulignent les professionnels de la santé sont parmi ceux qui paient le tribut le plus lourd pour la libération de la parole des internautes associée à cette absence de modération des avis sur les fiches Google My Business.

Alors qu’ils ne sont pas toujours à l’initiative de la création des fiches gmb qui les représentent, les médecins doivent faire face à des commentaires qui sont négatifs dans leur grande majorité et qui fustigent leurs actions sur des questions souvent très peu objectives.


Les médecins se plaignent également du fait que dans la pratique, les commentaires défavorables (qui décrivent des situations ayant bel et bien été vécues) sont en général bien trop en déphasage avec la réalité. Des exagérations extrêmes font ainsi passer de petites négligences sans conséquence pour des fautes graves au regard de l’internaute lambda, portant atteinte à la crédibilité même du médecin.

D’un autre côté, les mauvaises notes et les avis défavorables sont tout simplement parfois le fait de concurrents malintentionnés qui profitent de l’anonymat pour discréditer leurs collègues.

Suppression de fiche gmb : la solution à envisager ?

 La suppression des avis Google My Business n’est possible que sur demande des médecins, et elle n’est accordée par la firme américaine qu’en cas de diffamation, de propos injurieux, racistes ou violents, ou constituant dans tous les cas clairement une atteinte à la charte de Google.

Si la suppression des fiches Google My Business peut sembler la panacée pour se débarrasser en une fois tous les avis négatifs sur une page, il faut savoir que cette solution ultime et vivement recommandée n’est pas toujours applicable.

Google peut purement et simplement refuser de procéder à la suppression d’une fiche (à l’instar du cas du tribunal de grande instance de Metz où un médecin n’a pu obtenir gain de cause pour suppression de sa fiche gmb).

Les agences web spécialisées en e-réputation

Pour les médecins, les enjeux sont importants, et s’il n’est pas possible d’éviter les faux avis, de nombreuses techniques éprouvées peuvent être mises en oeuvre pour garantir une sauvegarde optimale de la réputation des médecins.

Contacter une agence e-réputation pour l’organisation d’une veille sur sa réputation en tant que médecin est préférable pour garder un contrôle de son image en tant que professionnel.

Des spécialistes expérimentés en réputation numérique peuvent notamment vous aider à gérer au mieux les avis négatifs sur une fiche gmb, à apporter des réponses aux commentaires en cas de besoin, ou vous aider à obtenir la suppression des commentaires abusifs ou de votre fiche Google My Business.

supprimer avis google médecin