Accueil Blog Page 46

L’hygiène bucco-dentaire chez la personne âgée : une importance capitale

0

L’hygiène bucco-dentaire chez les seniors ainsi que les soins qui s’y rattachent figurent parmi les préoccupations imminentes. Avec l’âge, beaucoup de personnes négligent cet aspect fondamental qui a des répercussions dévastatrices sur la santé. En effet, l’âge avancé et la progression de fin de vie poussent certains seniors à négliger leur santé bucco-dentaire. Et dans cet esprit de contradiction, c’est donc aux enfants des personnes âgées à veiller à ce principe. Car de la simple négligence des dents peut découler d’autres formes de maladie graves dont vous seriez surpris de connaître la cause.

Ainsi, le capital dentaire chez les seniors est fondamental. Il permet de rester en bonne santé et de contrevenir à d’éventuels risques dont vous ne vous rendez forcément pas compte. D’ailleurs, les spécialistes de santé en sont pleinement conscients. Cet article a donc pour finalité de vous éclairer sur les bienfaits de l’hygiène bucco-dentaire chez la personne âgée.

L’entretien des dents : une nécessité pour la mastication

Si le cycle de la vie à raison de la vieillesse des os, les dents sont elles aussi concernées. Prolongement inné de la mâchoire, elles sont essentielles à l’humain pour se nourrir correctement et faciliter la digestion. Or, un pourcentage de seniors de plus de 75 ans ont un état des lieux défavorable qui s’explique par l’âge mais aussi par la négligence. Le laisser aller pour certains ou le prix explosif des mutuelles jouent sur la précarité dentaire des personnes âgées. Si bien que les plus fortunées peuvent tout à fait s’offrir un dentier ou aller de façon assidue chez le dentiste.

Néanmoins, la négligence dans l’entretien des dents a une forte incidence sur l’alimentation et la santé en générale. Si le déchaussement voire la perte de dents est inéluctable avec l’âge, trouvez des solutions intermédiaires devient de facto essentiel.

Lutter efficacement contre les gingivites ou les différentes formes d’infections

Avec la perte d’autonomie, le brossage régulier devient de plus en plus difficile. De plus, les seniors nécessitent l’introduction de produit d’hygiène bucco-dentaire beaucoup plus approprié. En effet, les formules abrasives pour l’émail dentaire ne sont plus appropriées à leur condition. Des voies beaucoup plus naturelles comme le dentifrice clou de girofle ou les soins sensodyne sont beaucoup plus efficaces.

Néanmoins avec des sensibilités plus accrues et le risque d’infection, c’est tout d’abord la santé des gencives qui est au cœur de l’hygiène bucco-dentaire des seniors. Et c’est sur ce point fondamental que nous souhaitons vous éclairer. En effet, chez les personnes âgées, les gingivites non détectées à temps ont une incidence très négative sur la santé en général.

Non traitées à temps, elles peuvent créer des caillots au cœur de la circulation sanguine et provoquer à terme des AVC. Car certes, l’infection se diffuse dans le sang et crée des désagréments sur l’ensemble de l’organisme.  C’est donc en ce terme que le respect de l’hygiène et la santé bucco-dentaire est importante chez les seniors.

L’obligation de soins instantanés en cas de déchaussement ou perte de dents

Il  est certain que le prix des soins dentaires n’est pas donné. Malheureusement, ce malaise social est d’autant plus fort lorsque les retraités ont une petite retraite et doivent assumer des charges conséquentes.  Et bien entendu, le paiement des soins passera forcément en dernier lieu. Car les factures et les besoins vitaux prennent bien entendu la part essentielle du budget. Cependant, avec l’âge, les gencives diminuent créant un déchaussement et a fortiori la perte des dents. Et dans ce cas de figure bien précis, le moindre espace manquant doit directement être remplacé par un bridge ou un implant dentaire.

En effet, l’absence de soin à cet égard désorganise toute la stabilité de la mâchoire. Elle entraîne au niveau de la santé bucco-dentaire un désordre croissant.

En premier lieu, les autres dents se désolidarisent plus rapidement. Elles finissent elles aussi par se déchausser ou se détacher de la racine. Ceci n’est du coup que le résultat définitif des personnes que l’on observe avec l’âge avec l’inexistence de dents au cœur de la bouche.

Les conséquences de l’absence d’hygiène buccale chez les seniors

La négligence de l’hygiène bucco-dentaire et des soins chez les seniors est catastrophique. En effet, l’effet boule de neige qui s’en suit est redoutable. Ici, sans trop entrer dans les détails, vous pourrez mesurer ce que l’inaction provoque à terme.

Des troubles de la digestion et une déshydratation intense

L’absence d’hygiène et de soin buccaux entraîne forcément une éradication des dents avec l’âge. Et c’est sur l’alimentation que cela a des répercussions importantes en plus des douleurs occasionnées. De facto, les difficultés à s’alimenter deviennent de plus en plus abondantes. En plus de développer l’halitose (haleine nauséabonde au cœur de la bouche), cette situation est responsable de la déshydratation.

En effet, les personnes âgées ne ressentent pas forcément le manque d’eau comme les personnes plus jeunes. Leur première source d’hydratation passe donc forcément par la consommation d’aliments. En effet, par la consommation de légumes, de fruits ou de féculents, ces éléments constituent leur première source d’hydratation. En l’absence de dents, ces besoins ne peuvent donc pas être couverts. Dans les faits, la canicule de 2003 a été l’illustration la plus foudroyante des effets de cette déshydratation intense sur les personnes âgées.

Des effets notables sur la santé osseuse

L’absence de dents qui résultent du manque de soin chez les seniors joue sur l’ensemble du corps. Effectivement, les dents ne sont que le prolongement de la mâchoire et font bel et bien partie du squelette humain.

Or, elles jouent un rôle considérable dans la stabilité de la colonne vertébrale. Tout l’écosystème osseux se retrouve donc désorganiser. D’une relation de cause à effet, les conséquences à long terme sont néfastes. Elles peuvent se manifester par des douleurs insurmontables sur la colonne vertébrale ou tout autre partie du corps. Cette faiblesse à terme concerne l’ensemble des muscles et l’équilibre tout entier. Il est donc nécessaire de faire extrêmement attention à l’hygiène buccale et les soins chez les seniors.

Ainsi, lorsque la personne âgée se néglige ou est dans l’incapacité d’accomplir cette tâche, les enfants doivent veiller à cela. En définitive, la prise en compte de ce facteur sanitaire influe directement sur l’espérance de vie.

Téléphone portable sénior Grosses Touches : Gamme de Smartphones adaptés !

Téléphone portable sénior : les gammes de Smartphones adaptés !

Le téléphone portable est un outil de communication important, voire indispensable au quotidien. Avec les smartphones, ces supports électroniques affichent davantage d’utilités et de performances. Toutefois, dans une certaine tranche d’âge, l’utilisation du téléphone portable n’est plus aussi aisée.

Aux séniors, il est conseillé d’offrir des téléphones qui leur sont adaptés. Ces derniers ont bien des caractéristiques spécifiques. Découvrez ici une large gamme de smartphones adaptés aux séniors !

Téléphone portable séniors à grosses touches

Les téléphones portables à grosses touches sont spécialement pensés pour répondre aux besoins des personnes âgées. En raison de divers handicaps, ils peuvent présenter une déficience visuelle ou auditive. Ces téléphones dotés de claviers à grosses touches sont faciles d’utilisation pour les personnes souffrant de troubles de vue. Pour la plupart, ils sont compatibles avec les appareils auditifs. Compacts et discrets, les téléphones séniors à grandes touches se concentrent sur les fonctionnalités de base d’un téléphone portable : appel et SMS notamment.

La connexion Internet est possible sur certains portables à grosses touches. Toutefois, elle n’est pas optimisée pour cet usage. Même s’ils peuvent disposer d’un écran tactile, ces téléphones présentent généralement un format classique : soit monobloc, soit à clapet. Par ailleurs, certains modèles sont dotés d’un appareil photo. Toutefois, la qualité de l’image n’est pas souvent optimale.

Téléphone portable à grands cadrans « affichage » !

Les téléphones portables à grands cadrans d’affichage sont conçus pour satisfaire les personnes qui présentent un handicap de vision et d’audition. Ils possèdent un écran conçu pour donner une lisibilité optimale avec de larges touches, une touche SOS d’appel d’urgence et une sonnerie forte. Il existe des téléphones à grands cadrans de 5 pouces avec de gros caractères. Ils sont très adaptés pour les personnes malvoyantes et malentendantes.

Que choisir comme téléphone pour un sénior ?

Se connecter au monde est d’une grande importance pour les séniors. Pour y arriver, le smartphone pour séniors est le téléphone portable indiqué. Ce smartphone offre une visibilité nette et une audition fluide. Il ne s’arrête pas aux fonctionnalités de bases d’un téléphone portable. Il permet également de se connecter à Internet et d’avoir accès aux réseaux sociaux. Avec un smartphone, des contenus vidéos et audios peuvent être enregistrés pour être suivis plus tard.

telephones grosses touches seniors
telephones grosses touches seniors

Les smartphones sont généralement dotés d’un écran tactile d’au moins 5 pouces, et donc d’un cadran d’affichage suffisamment grand pour satisfaire les séniors malvoyants. L’appareil photo d’un smartphone donne une qualité d’image impressionnante selon le nombre de Mégapixels. L’on recense deux fabricants de téléphones qui proposent des smartphones spécialement destinés aux séniors.

Le premier est le suédois Doro, et la deuxième est l’Autrichienne Emporia. Il faut noter que le deuxième est mal distribué en France. Alors l’idéal serait d’opter pour la marque Doro. Les produits de cette marque sont largement référencés chez Orange, SFR, Bouygues Télécom, Darty, Boulanger, etc.

Les smartphones de la marque DORO

Pionnier du secteur, Doro conçoit des smartphones adaptés aux séniors. Ils se distinguent par la qualité de l’appareil photo. La marque propose les smartphones Doro 8035 et Doro 8040 qui disposent de vraies touches physiques pour les fonctions accueils et retours. Contrairement aux touches sensitives, ce sont des boutons qu’il faut enfoncer et qu’on ne risque pas d’enclencher par erreur en les effleurant. Avec ces smartphones Doro, il est possible de lancer un appel successivement vers 5 contacts prédéfinis. Il faut noter que les smartphones Doro se distinguent également sur le plan logiciel.

Pourquoi ne pas offrir un smartphone senior à Noël ?

Fort heureusement pour les seniors, il existe des téléphones portables qui sont adaptés à leur manque d’habitude de ses claviers parfois trop petits, sur lesquels ils ne parviennent pas à saisir les messages qu’ils voudraient envoyer. Un smartphone senior est donc une bonne idée de cadeau de Noël, pour un grand-père ou une grand-mère à qui l’on aimerait pouvoir téléphoner plus souvent, mais aussi envoyer des SMS, de façon à leur faire un petit signe quand cela fait longtemps qu’on ne les a pas vus. Leur offrir un smartphone senior, c’est aussi leur permettre de découvrir tout un monde qu’ils ne connaissent pas, avec des applications pour converser en vidéo, mais aussi des moyens de se divertir qu’ils ne soupçonnaient pas. On pourra ainsi les inscrire à son jeu favori et les défier, quand ils auront leur smartphone senior entre les mains et qu’ils pourront répondre présents quand on voudra faire une partie de dames ou d’échecs à distance. Ainsi loin d’être un objet délicat à appréhender pour eux, le smartphone senior deviendra le moyen d’avoir un lien avec leur famille, en particulier leurs petits enfants,  dont ils pourront ainsi se sentir plus proches.

17 millions de personnes dans le monde sont atteintes de paralysie cérébrale

Que savoir de la paralysie cérébrale, de ses causes et conséquences ?

Cause la plus fréquente de déficience motrice chez l’enfant, la paralysie motrice touche plus de 17 millions de personnes, dont 125 000, en France.

Il s’agit d’une pathologie très handicapante, responsable de troubles du mouvement et de la posture parfois associés à de sévères déficits cognitifs et sensoriels. Elle suscite beaucoup de recherches.

Des avancées considérables ont été faites pour améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes atteintes. Apprenez-en un peu plus dans cet article.

Que savoir de cette maladie ?

Traduite de l’anglais « cerebral palsy », le terme « paralysie cérébrale » peut parfois prêter à confusion. Il ne s’agit pas en réalité d’une paralysie du cerveau comme certains peuvent le penser. Il s’agit plutôt d’une destruction irréversible des cellules nerveuses cérébrales, entrainant une paralysie musculaire qui peut être accompagnée ou non de difficultés sensorielles et cognitives. Selon la localisation et la sévérité des lésions, les manifestations de la maladie peuvent varier d’une personne à l’autre.

Cette petite clarification permet de comprendre pourquoi la maladie est subdivisée en deux entités nosologiques distinctes : l’Infirmité Motrice d’Origine Cérébrale (IMOC) et le polyhandicap. L’IMOC regroupe les troubles moteurs prédominants associés parfois à des troubles sensoriels, mais sans déficience intellectuelle. Quant au polyhandicap, il désigne les formes les plus graves d’atteintes motrices et sensorielles généralement accompagnées de déficiences intellectuelles.

Causes de la maladie

Elles sont nombreuses et variées. Les plus fréquentes sont d’origine congénitale, mais il existe également des causes acquises.

Causes congénitales

Au cours de la grossesse, certains événements peuvent entraver la croissance et la maturation des cellules cérébrales de l’embryon ou du fœtus. Il peut s’agir d’une infection maternelle (toxoplasmose ou rubéole), un déficit en iode, une hypothyroïdie, une prématurité, etc. Pendant l’accouchement, la cause la plus courante est l’anoxie cérébrale par arrêt ou insuffisance de l’apport sanguin au cerveau. Cela est dû à un travail prolongé, une malposition du cordon ombilical ou à une hémorragie.

Causes acquises

De la naissance jusqu’à deux ans, certaines pathologies graves peuvent être responsables d’une paralysie cérébrale. On peut par exemple citer : l’ictère néonatal, l’accident vasculaire cérébral néonatal, la méningite ou la méningoencéphalite. De même, certains traumatismes graves peuvent expliquer la maladie. Dans ce dernier cas, il faut faire très attention et toujours rechercher une maltraitance de l’enfant.

Signes ou symptômes

Ils sont variables d’une personne à une autre. Les premiers notés par les parents sont souvent en rapport avec le retard psychomoteur (tenue de la tête, position assise, marche à quatre pattes, etc.). D’autres signes peuvent également être notés chez le nourrisson comme une raideur de la nuque et des membres et le poing qui reste fermé. Chez les enfants, les difficultés d’élocution du langage et de la déglutition peuvent constituer des signes d’alarme.

Lorsqu’ils en sont victimes, ils ont besoin d’être entretenus et de bénéficier de toute l’aide possible pour avoir une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, plusieurs moyens sont déjà utilisés pour y arriver. Au nombre de ces derniers figurent l’orthophonie, les appareillages orthopédiques, l’ergothérapie et psychomotricité.

En définitive, la paralysie cérébrale est une pathologie cosmopolite qui doit bénéficier davantage de considération auprès des hautes instances de la santé. Elle n’est pas facile à vivre, ni pour les personnes atteintes ni pour leurs familles.

Illectronisme, un fléau pour les personnes âgées

0

L’illectronisme, contraction des notions d’illettrisme et d’électronique, touche une personne sur deux chez les plus de 75 ans. Cette incapacité totale ou partielle à utiliser les appareils et applications numériques accentue l’isolement social des personnes concernées. Etat des lieux et solutions.

Illectronisme – Le phénomène :

Il est aujourd’hui tellement prégnant qu’il a donné naissance à un mot. En France, selon une étude menée par le syndicat de la presse sociale (SPS) et l’institut CSA, il concerne une personne sur quatre, soit près de 11 millions de personnes. Une personne sur quatre qui rencontre des difficultés à utiliser Internet dans la vie de tous les jours.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 20% de la population n’utilise pas Internet ou abandonne en cas de difficulté. Ce pourcentage monte à 36% pour les plus de 70 ans et à 42% pour les plus de 80 ans. L’Observatoire des seniors parle lui d’une personne sur deux, chez les plus de 75 ans, qui n’ont pas d’accès internet à la maison ou qui ne l’utilisent jamais par choix ou par incapacité ! Conscient du problème, le SPS a édité en juin 2013 le Livre blanc « contre l’illectronisme ».  Dans cet ouvrage très complet, il pointe différentes causes dont la rapidité du changement.

Autres articles sur la réalité virtuelle pour les personnes âgées

L’illectronisme une transition trop rapide ?

En quelques décennies, l’ordinateur, le smartphone, la tablette numérique ont modifié la façon d’interagir socialement et surtout administrativement. Non seulement, il faut savoir lire et écrire, mais il faut aussi savoir cliquer et déchiffrer le langage informatique. Les services publics ont largement suivi la tendance en dématérialisant massivement la plupart de leurs démarches. Et ce avant que les personnes aient eu le temps de s’adapter. Le changement s’est fait de façon rapide, incontournable et non négociable. Sans grande considération pour les usagers et sans véritable explication.

Le temps de l’accompagnement n’est venu qu’après, laissant sur le bord du chemin bon nombre d’usagers. Résultat, l’illectronisme, au même titre que l’illettrisme, est devenu un phénomène de société. Plutôt que de faciliter la vie des usagers, internet est devenu pour beaucoup un casse-tête, voire un sujet d’angoisse. Internet désormais perçu comme seul moyen de contact, affole ceux qui ne parviennent pas à l’utiliser. Et qui comprennent qu’ils ne pourront contourner leurs lacunes par un appel téléphonique, un courrier ou un entretien en présentiel.

Manque de pédagogie

L’illectronisme est d’autant plus dommageable pour ceux qui en souffrent, qu’il leur fait perdre confiance en eux. A cela s’ajoute la peur du monde numérique, du piratage, des fake news et autre tentatives d’escroquerie, le manque de compréhension des formats de fichiers, la complexité des sites… Le RGPD (règlement général sur la protection des données) entré en vigueur en mai 2018, n’a pas été suffisamment vulgarisé et expliqué.

L’UFC-Que Choisir, dans une enquête réalisée auprès d’usagers sur l’illectronisme, a identifié de nombreux autres freins. A commencer par une allergie totale à la manipulation des outils informatiques et donc d’Internet ! Près de 60% des non internautes de plus de 70 ans reconnaissent ne pas s’intéresser du tout à Internet. Sont aussi pointés du doigt le manque de réseau internet fiable et suffisamment rapide, les parcours d’utilisateurs peu ergonomiques et l’absence d’équipement personnel. Sans oublier l’impossibilité de faire état de situations n’entrant pas dans les cas habituels.

Des solutions existent pour lutter contre l’illectronisme

Conséquences pour les victimes de l’illectronisme, des inégalités, un sentiment de honte et d’exclusion qui accroit le risque d’isolement relationnel. Rappelons que selon un sondage réalisé en 2017, plus d’un tiers des plus de 75 ans avouaient n’avoir personne avec qui parler de sujets personnels…

L’illectronisme n’est pas pour autant une fatalité. Dans le livre blanc de la SPS, Marie-Jeanne Clairet, administratrice de l’UFC-Que Choisir, estime que les entreprises et surtout les administrations doivent se mobiliser. Et « tout mettre en œuvre pour faciliter au plus grand nombre l’accès à ces nouveaux outils ». Pour les personnes âgées, cela peut prendre la forme d’un accompagnement de proximité et surtout personnalisé pour acquérir les compétences de base. L’idée étant de pouvoir utiliser les services dématérialisés, mais aussi des réseaux sociaux qui permettent de garder le contact avec la famille. Des dispositifs s’appliquent aussi pour améliorer l’accès au numérique, simplifier les demandes en ligne, proposer des services d’assistance à domicile.

De leur côté, les usagers, si l’on en croit l’UFC-Que Choisir, ne demandent qu’une chose : la simplification ! Des démarches, des boites vocales de dialogue, des mots de passe, du vocabulaire utilisé… Et la possibilité d’avoir recours, si besoin, à un humain à tout instant !

3 idées cadeaux incontournables à offrir à une personne âgée vivant en EHPAD !

0

Rendre visite à une personne âgée dans un EHPAD ou une maison de retraite est une marque d’affection particulière. Mais, lui apporter des cadeaux qui peuvent contribuer à son bien-être au quotidien est une excellente façon de lui prouver que vous tenez à elle.

Dans cette perspective, si vous n’avez aucune idée sur les présents que vous devrez lui offrir, découvrez dans cet article 3 idées cadeaux que vous pouvez apporter à votre parent âgé.

Une horloge avec date et jour

De manière générale, les personnes âgées sont désorientées dans le temps. Or, lorsqu’elles perdent la notion du temps, elles oublient de prendre leurs médicaments.

Ou bien, elles ne se rappellent plus des heures de rendez-vous ! Alors offrir une horloge avec date et jour à votre parent âgé est un excellent cadeau qui lui sera très pratique.

Par ailleurs, une personne âgée qui souffre d’Alzheimer par exemple est souvent exposée à des désorientations temporelles. Dans un tel cas, une horloge sera agilement un présent idéal. Il lui permettra de se repérer dans le temps et dans l’espace. En outre, retenez que le niveau de la désorientation évolue en fonction des troubles de l’affection. Dans ces cas, l’importance de la montre n’est plus à démonter.

Toutefois, quels que soient l’âge et la maladie dont souffre une personne âgée, il lui serait plus bénéfique d’avoir un calendrier électronique pour personne âgée. Il s’agit en effet d’horloge améliorée qui donne l’heure, l’éphéméride électronique ainsi que la date. Si vous ne la savez pas, comme les jeux, ces trois éléments participent au bien-être d’une personne âgée vivant dans une maison de retraite. N’hésitez donc pas à offrir un tel calendrier digital à une personne âgée qui vit dans un EHPAD ou dans une maison de retraite.

Les jeux de société

Outre un calendrier digital, les bienfaits des jeux pour les personnes de troisième âge sont multiples et diversifiés.

En réalité, pour comprendre les effets positifs des jeux de société sur les personnes âgées, vous devrez juste regarder les enfants joués.

Les jeux de société comme les cartes, le scrabble, les dames, le loto et autres jouets permettent aux grandes personnes de lutter contre la solitude dans les EHPAD. En outre, les jeux développent l’autonomie et incitent les personnes âgées à communiquer.

Sans oublier qu’il s’agit de la manière la plus élémentaire de se distraire et de sourire à la vie.

La brosse et le peigne à longue manche

Les personnes âgées adorent soigner leur apparence. Elles aiment aussi maintenir une hygiène appropriée pour ne pas mettre mal à l’aise les personnes qui s’occupent d’elles dans les EHPAD. Or, en vieillissant, la majorité des personnes âgées ressentent des douleurs au niveau des épaules.

Ces courbatures rendent les mouvements des épaules difficiles et les empêchent de bien soulever les bras. En offrant donc une brosse et un peigne à longue manche à une personne âgée, vous lui donnez l’opportunité de moins solliciter les muscles des épaules. Elle pourra alors bien entretenir ses dents pour avoir une parfaite hygiène buccale d’une part. Elle se peignera convenablement pour être pré

Liberté et sécurité en EHPAD : une interrogation permanente

0

C’est une question qui taraude le quotidien des directeurs d’EHPAD. Allier la sécurité et la liberté d’aller et venir est d’autant plus à l’ordre du jour depuis le mois de mars 2020 et la pandémie de COVID 19.

Comment allier la liberté d’aller et venir et le droit à la sécurité des résidents

Comment respecter le droit des personnes âgées hébergées dans leur établissement et le besoin de ces mêmes personnes d’être protégées. Ce besoin est souvent renforcé par une forte demande des familles d’assurer la sécurité de leur parent.

Liberté et sécurité des résidents en Ehpad, le difficile compromis

Les directeurs d’Ehpad sont régulièrement confrontés à la difficulté d’assurer la sécurité des résidents tout en maintenant leur liberté, fondamentale, d’aller et venir comme bon leur semble, sachant que le « droit à la sécurité » est souvent invoqué par les familles et parfois privilégié par les soignants. Le confinement imposé par la pandémie de coronavirus en est un exemple flagrant. Pour protéger les résidents d’une éventuelle contagion, on les a privés, au nom de leur sécurité, de visites, de sorties, d’activités et donc de liberté.

Pour aborder un tel sujet, encore faut-il comprendre ce qui se cache, juridiquement parlant, derrière les mots liberté et sécurité, deux droits à priori incompatibles et pourtant tous deux garantis par les articles 9 et 12 du Pacte international relatif aux droits civiles et politiques de 1966.

la liberté un droit fondamental :

Le droit de circuler librement est protégé par la Constitution française et par les conventions françaises. Il fait partie de la liberté personnelle inscrite dans les articles 2 et 4 de la Déclaration de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui inclut notamment de pouvoir choisir son mode de vie et d’avoir une vie sociale.

Les personnes vivant en Ehpad bénéficient bien sûr de ce droit et sont par principe libres de tout mouvement. En effet, contrairement aux hôpitaux psychiatriques, les Ehpad sont tenus de n’admettre et de ne prendre en charge que des personnes consentantes et ce, quel que soit leur niveau de dépendance. L’article L.311-3 (3°) du code de l’action sociale et des familles relatif aux droits des usagers garantit d’ailleurs ce droit au résident par « Une prise en charge (…) respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision ».

La liberté est un droit dit fondamental posé dans la constitution française.

Regardons maintenant l’obligation de sécurité. Elle se traduit par une obligation contractuelle de moyens et de surveillance particulière faite à chaque EHPAD liées au nécessaire maintien de la sécurité de ses résidents. Il s’agit bien entendu d’une obligation de moyen et non d’une obligation de résultat. Cependant, la pression des familles, des tutelles, quelques fois des équipes et sa propre culpabilité fait que le directeur se retrouve souvent dans un véritable dilemme philosophique voire éthique. 

Le compromis, la seule réponse ?

Alors, comment concilier ces deux droits « opposés » ? Pas toujours simple. La charte des droits et libertés de la personne accueillie, jointe en annexe du livret d’accueil, tient compte de cette difficulté en précisant que la liberté de circulation est garantie « dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de prise en charge ou d’accompagnement ». Mais ces ajustements sont souvent loin d’être suffisants. Le sujet est si sensible qu’un guide éthique, intitulé « Quand sécurité et liberté d’aller et venir s’opposent en Ehpad », a été élaboré, sous l’égide de l’ARS, par un collectif de professionnels exerçant en Ehpad, de médecins, de membres du réseau Qual’Va et d’enseignants chercheurs de l’université de Caen Normandie.

Ce guide préconise entre autres de privilégier la liberté d’aller et venir des résidents aux motifs qu’il s’agit là de respect de la personne, de sa dignité, de sa dimension d’être humain adulte et responsable. Mais pour autant, le directeur de l’établissement est tout à fait en droit, s’il le juge vital pour le résident, de restreindre sa libre circulation. Tout dépend alors de la façon dont le résident a été accueilli au départ. Comme précisé un peu plus haut, contrairement aux établissements pénitentiaires et psychiatriques, l’Ehpad est un lieu de vie où l’on entre de son plein gré. Il est donc vital pour le personnel, de recueillir le consentement du futur résident et de le tenir informé tout au long de son séjour. L’établissement a aussi le devoir de promouvoir sa liberté de circuler, sa mobilité et sa marche, quitte à lui proposer des dispositifs d’aide au déplacement comme un déambulateur. Il doit également assurer la promotion de sa vie sociale au travers d’activités ciblées.

Pour beaucoup, la résolution du dilemme « Liberté de circuler-Sécurité » passe par le compromis qui lui-même sous-entend de renoncer à la fois au « risque 0 » et à la liberté absolue. Tout dépend alors de la personnalité du directeur, de sa façon d’appréhender les notions de liberté et de sécurité, et de sa capacité à communiquer sur le sujet, à la fois avec le résident, ses proches et le personnel de l’établissement qu’il dirige.

En effet, plus les choses auront été clairement posé à l’entrée du résident, aussi bien avec la famille qu’avec le résident, moins ce dilemme posera problème. Ce sujet doit être porté par le directeur et l’équipe de direction. Le respect du résident passe par le respect de ses droits, et par forcément l’acceptation d’une prise de risque.

En conclusion, le zéro risque n’existe pas. Il est donc important de faire le nécessaire en termes de moyens, mais à aucun moment, il ne peut être accepter que cette liberté soit totalement restreinte. Nous devons apprendre à accepter et faire accepter le risque. Une vie sans risque n’est plus une vie.

Autres articles

Directeurs d’EHPAD : quasiment un sacerdoce

0

Les directeurs d’EHPAD sont dans l’œil du cyclone depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, COVID-19. Ecartelés entre leur devoir de protection des résidents et leur volonté de maintenir le bien-être de ces derniers. Voici un petit tour d’horizon d’une fonction multi-casquettes qui demande écoute, disponibilité, implication et rigueur.

Qui sont ces directeurs d’EHPAD :

A écouter les spécialistes, les directeurs d’EHPAD ont tous les pouvoirs :

  • Pas tout à fait vrai,
  • Pas tout à fait faux.

Certes, ils bénéficient de pouvoirs étendus, mais qui ne sont ni sans limites, ni sans contrôle. Les directeurs d’EHPAD dépendent en effet de différentes instances. On parle là de la direction départementale de la cohésion sociale, de l’Agence régionale de santé et du Conseil départemental.

Les inspections concernent les résidents, leur santé, leur sécurité, leur bien-être moral et physique, leurs droits, et l’établissement. Que ce soit en termes d’existence et d’effectivité de projet d’établissement, de règlement ou de livret d’accueil.

Mais revenons sur les prérogatives des directeurs d’EHPAD. On pourrait les classer en deux catégories : humaines et structurelles. C’est ainsi que les visions de ces humains qui occupent ces fonctions peuvent diverger du tout au tout.

Interlocuteurs privilégiés pour les résidents

Commençons par définir la fonction :

Les directeurs d’EHPAD assurent la gestion d’établissements accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie ou totalement dépendantes. La définition fournie par les sites d’emploi spécialisés s’avère à la fois claire et floue. Concrètement, ils pilotent aussi bien les enjeux médico-sociaux et humains de la structure que sa gestion administrative, financière et logistique.

Sur le plan humain, les directeurs d’EHPAD constituent des interlocuteurs pour les résidents. Ils statuent sur les demandes d’admission et garantissent la liberté de choix de résidence de leurs futurs pensionnaires. A ce titre, ils vérifient, à leur arrivée, qu’ils sont bien en accord avec leur hébergement. Tout au long de leur séjour, les directeurs d’EHPAD leur assurent le respect du contrat d’hébergement. Même face à des résidents sous tutelle, ils ne peuvent interdire les visites sans motiver les décisions.

Mais l’aspect humain ne concerne pas que les résidents. Les directeurs d’EHPAD sont de véritables chefs d’entreprise. A ce titre, ils sont responsables de la gestion des ressources humaines, en termes de recrutement, de formation et de paie. Ils synchronisent le travail de l’ensemble du personnel soignant et administratif et gèrent leurs plannings. Ce sont des managers aguerris qui ont tout intérêt à soigner la cohésion de leurs équipes. Parallèlement, on leur demande aussi d’être de bons gestionnaires financiers et gestionnaires techniques.

En effet au-delà la simple gestion de l’équipe le directeur doit gérer :

  • Le bâtiment : il doit s’assurer des renouvellements en matière d’investissements, comme de maintien des locaux. Les travaux d’entretien sont sous sa responsabilité tout comme les travaux de rénovation, et les travaux liés à la sécurité incendie.
  • La finance : le directeur d’EHPAD doit-être un excellent gestionnaire financier quel que soit le statut de son établissement. En effet, son budget doit á minima être équilibré voire bénéficiaire afin d’investir. Cet enjeu économique est celui qui donne le plus de difficulté aux directeurs, car il donne de lui une vision inhumaine. Mais c’est pourtant une mission essentielle qui garantit l’emploi, et la sérénité de l’établissement.

Managers engagés et impliqués

Les directeurs d’EHPAD ont une structure à faire fonctionner. Ils s’occupent de la mise en place des prestations de service, sélectionnent les fournisseurs. Ils veillent à l’entretien du patrimoine de la structure et sont appelés à vérifier les règles d’hygiène et de sécurité. Responsables de la gestion des risques, leur responsabilité est en effet engagée en cas de dysfonctionnement.

Sur un plan plus général, les directeurs d’EHPAD évaluent les bonnes pratiques professionnelles et la qualité des services de l’établissement. Que ce soit au niveau de la prise en charge médicale, des soins, de la restauration, du logement ou de l’animation. Force de propositions, ils définissent et mettent en œuvre les différentes politiques des établissements qu’ils dirigent.

On ne peut cependant réduire le rôle des directeurs d’EHPAD à leurs fonctions administratives. Ce sont avant tout des femmes et des hommes engagés, impliqués et disponibles qui n’hésitent pas à monter au créneau. Preuve en est, leur intervention en août au travers de l’AD-PA, une des association qui les regroupe, auprès du gouvernement. Alors que la deuxième vague du coronavirus n’avait pas commencé, ils ont demandé un renforcement des effectifs.

Et ils ont milité pour le renforcement de leurs équipes par des emplois complémentaires et des emplois aidés. Enfin, conscients de la détresse de leurs résidents face à cette pandémie, ils ont sollicité pour eux un meilleur suivi psychologique. Quand on évoque le rôle des directeurs d’EHPAD, on peut donc parler de véritable sacerdoce. Et donc de vocation.

Plus d’information :

EHPAD le « plan bleu » canicule

Eté 2003. La France suffoque avec des chaleurs plus subies depuis 1950. La première semaine d’août, les records absolus de température maximale tombent les uns après les autres. La sécheresse sévit partout, les incendies se succèdent.  La canicule décime des élevages entiers. Dans le Haut-Rhin, EDF est même contraint d’arroser le réacteur numéro un de la centrale nucléaire de Fessenheim pour le refroidir. Mais le drame se joue ailleurs, au départ dans l’indifférence générale. Il touche de plein fouet les personnes âgées. Il faudra une alerte des pompiers qui voient bondir leurs interventions liées à la chaleur pour que les Pouvoirs publics prennent la mesure de la catastrophe qui se joue. Au final, on estimera la surmortalité à près de 19 000 décès. C’est à la suite de cet événement que sera mis en place et rendu obligatoire le fameux « plan bleu », le 7 juillet 2003.

« Plan bleu » pour prévenir les catastrophes sanitaires et environnementales

Le « plan bleu » est un outil d’organisation interne aux établissements médico-sociaux et donc aux EHPAD. Elaboré sous la responsabilité du directeur de l’établissement, il détaille les modalités d’organisation à mettre en œuvre en cas de crise sanitaire ou climatique. Il permet une mobilisation rapide et cohérente des moyens humains et matériels. Il est déclenché dès lors que survient un événement sanitaire ou environnemental susceptible de menacer la santé publique. Le « plan bleu » a ainsi été activé le 6 mars 2020 en raison de la prolifération du coronavirus.

Le plan bleu est général, et il peut ensuite concerner de façon plus précise un événement : c’est ainsi que l’on a mis en place le plan bleu canicule. Concrètement, il implique la désignation d’un référent, directeur ou médecin coordinateur qui sera responsable lors de la situation de crise. Le « plan bleu » prévoit des recommandations de bonnes pratiques préventives à destination des personnels ainsi qu’une convention avec l’établissement de santé le plus proche. Il doit comporter un protocole sur les modalités d’organisation de l’établissement en cas de déclenchement du plan d’alerte et d’urgence. Le « plan bleu » permet également le confinement des résidents, usagers et personnels ainsi que le rappel du personnel accompagnant et soignant en cas de nécessité. En période de canicule, l’établissement est tenu de mettre en place un local ou des pièces équipées d’un système fixe de rafraîchissement de l’air. A défaut, il doit disposer d’un local ou d’une pièce rafraîchie.

Le plan bleu est en fait un dossier qui synthétise toutes les démarches engagées et réfléchies par l’établissement en cas de survenue d’une canicule :

  • Stock d’eau,
  • Stock de ventilateurs,
  • Stocks de brumisateurs,
  • Lieu des pièces réfrigérées,
  • Formation du personnel,
  • Listing des personnes bénévoles et professionnelles disponibles pour rappel :
    • Familles des résidents,
    • Personnel en vacances mais sur le secteur,
    • Personnels remplaçants disponibles,
    • Association de bénévoles disponibles,
  • Convention avec un hôpital,
  • Menus adaptés pour la canicule,
  • Et toute autre mesure nécessitant d’être présentée dans le plan bleu canicule.

Un « plan bleu » canicule 2020 plus complexe que d’habitude

Le « plan bleu » canicule comporte toujours 4 niveaux d’alerte calqués sur les codes couleurs de la vigilance météo :

  • Vert en veille saisonnière ;
  • Jaune en avertissement ;
  • Orange en alerte canicule ;
  • Rouge en mobilisation maximale.

Mais il est fortement impacté cette fois par le coronavirus. Si l’été représente toujours une période difficile pour les EHPAD entre les congés des personnels et les risques canicules, il s’annonce particulièrement sensible cet année. Le coronavirus a en effet provoqué une hécatombe chez les résidents et occasionné beaucoup de fatigue et de lassitude chez les soignants. Alors que l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques » vient d’épingler la France pour son sous-effectif dans l’aide aux personnes âgées, on ne peut que craindre un été difficile au sein des EHPAD.

D’autant que, coronavirus oblige, il pourrait y avoir des restrictions d’utilisation de la climatisation et des ventilateurs. Certaines mesures préconisées par le « plan bleu » et celles mises en œuvre pour lutter contre l’épidémie entrent en conflit. Par exemple, les recommandations pour lutter contre le coronavirus prévoient d’aérer le logement plusieurs fois par jour alors que le « plan bleu » conseille de fermer les fenêtres la journée et de les ouvrir la nuit.

Au-delà des dispositions techniques du « plan bleu » va se poser un double problème psychologique, à la fois pour les résidents et pour les soignants. Les premiers, qui viennent à peine de sortir du confinement, risquent de s’y trouver de nouveau contraints avec les conséquences de « glissement vers la fin de vie » que cela implique. Quant aux seconds, confrontés aux grèves de la fin 2019, puis au coronavirus et à son cortège d’heures supplémentaires, ils sont littéralement épuisés. Il va pourtant leur falloir redoubler de patience et de pédagogie pour rassurer et surtout maintenir en bonne santé les résidents dont ils ont la charge. Et sans doute augmenter les tournées d’hydratation, avec la surcharge de travail que cela occasionne…

Plus d’informations :

La sexualité des personnes âgées

La sexualité des personnes âgées : véritable tabou de notre société pourtant moderne et libérée. Nous acceptons les mariages homosexuels, nous acceptons la PMA, mais pas encore totalement la sexualité de nos parents et de nos grands parents. Et pourtant la sexualité des personnes âgées est bien une réalité.

Le sexe et les vieux : derrière le tabou, un droit essentiel

« À presque 99 ans, Victor n’a pas tiré le rideau de la sexualité. En décembre, ce résident d’un Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à La Flèche (Sarthe) a demandé à celle qu’il courtisait depuis un long moment si elle acceptait de franchir le pas. D’aller au-delà des gestes de tendresse. « On était déjà amis depuis des années et puis je l’aime beaucoup », confie Odette, de dix ans sa cadette…. » C’est Ouest-France qui relate cette histoire qui peut paraitre exceptionnelle, mais qui ne l’est pas vraiment.

Toutes les études le prouvent, ce n’est pas parce qu’on prend de l’âge qu’on n’a plus de vie amoureuse ou de vie sexuelle, bien au contraire ! En 2015, les « Archives of Sexual Behavior » révélaient qu’en Angleterre, 54% des hommes et 31% des femmes de plus de 70 ans avaient encore une activité sexuelle.

En France, la sexualité des personnes âgées reste un sujet encore très tabou. Par exemple, quand le journal Le Point évoque la merveilleuse rencontre, en plein confinement, de Jean-Pierre et d’Arlette, deux résidents d’un Ehpad de Bonneuil-sur-Marne âgés respectivement de 84 et 82 ans, tout le monde ne veut y voir que son côté romantique, mais ferme les yeux sur la sexualité qu’elle sous-entend.

La sexualité des personnes âgées, un tabou en quatre points

Mais pourquoi diable les personnes qui prennent de l’âge sont-elles souvent considérées et traitées comme des enfants qu’il faut protéger de tout et surtout de leurs désirs sexuels ? Maïa Mazaurette l’a très bien résumé dans une de ses chroniques du Monde.  Pour elle, ce grand tabou qu’est la sexualité des personnes âgées s’explique en trois points. A commencer par la tradition judéo-chrétienne. « Parce que la sexualité post-ménopause échappe à la reproduction, elle devient douteuse. »

Vient ensuite l’association systématique de la jeunesse et de la désirabilité. Vieillir signifie pour beaucoup ne plus être ou ne plus se sentir désirable. Enfin, comme le dit si bien la chroniqueuse, « on attend des personnes âgées une forme de renoncement aux plaisirs terrestres, via une sagesse qui les placerait magiquement hors d’atteinte des émotions fortes ». Si on ajoute à cela le fait qu’un enfant, quel que soit son âge, n’arrive ni à imaginer, ni à concevoir que ses parents puissent avoir une vie sexuelle, on comprend mieux le tabou que représente la sexualité des plus âgés et la difficulté qu’on ceux-ci à la faire accepter.

La sexualité, gage de longévité

D’éminents spécialistes ont pourtant prouvé les bienfaits d’une sexualité épanouie chez les plus de soixante-dix ans. Le professeur anglais, David Weeks et son équipe, de l’Hôpital royal d’Edimbourd, affirment ainsi que les personnes ayant une activité sexuelle régulière gagnent en moyenne dix ans d’espérance de vie et font de 7 à 12 ans plus jeunes que leur âge. En 2017, des chercheurs de la Florida State University ont montré que la satisfaction sexuelle durait 48 heures après les rapports sexuels.

De nombreuses études prouvent que l’activité sexuelle libère différentes hormones dont l’ocytocine (hormone du bonheur), la sérotonine (hormone de la satisfaction, du plaisir et du bien-être) et des endorphines (hormone de l’euphorie). Sans compter qu’elle booste le cerveau de manière bien plus efficace que tous les mots croisés et tous les sudokus de la terre ! Bref, contrairement aux idées reçues, la sexualité n’est que bénéfique pour les personnes âgées. Alors, qu’est-ce qui bloque à la fois chez les proches et chez les soignants ? Pourquoi ont-ils tant de mal à envisager et à accepter ce qui fait pourtant intégrante de la vie, de leur vie ?

Les soignants ont leur rôle à jouer

Les proches, on l’a vu un peu plus haut, ont tendance à voir leurs aînés comme des sages « débarrassés » de toute libido. Quant aux soignants, ce sont les plus mal placés parce que tiraillés entre les résidents et leurs proches. Dans la Charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante est pourtant inscrit le droit à l’intimité dans les EHPAD.

L’article 4 précise même qu’une personne âgée « doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime ». Reste que la sexualité des personnes très âgées laisse encore trop souvent les professionnels désemparés, surtout qu’elle est source de conflits avec les proches.

Partant du principe que les résidents doivent pouvoir nouer de nouvelles relations d’amour en toute intimité, l’ANESM (agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux), aujourd’hui rattachée à la Haute Autorité de santé, recommande aux établissements de réfléchir à  cette question en mettant par exemple à la disposition des couples des lits à deux places.

D’une manière plus générale, il s’agit de se demander au nom de quoi on interdirait à une personne de vivre ses envies et ses désirs sous prétexte qu’elle vieillit. Et de décider de ne rien interdire. Surtout dans le domaine de la sexualité !

Plus d’informations :

Conflits en EHPAD : Une histoire de deuil et de dialogue

0

Les conflits en EHPAD ne sont pas rares. On peut même dire qu’ils font partie intégrante de la vie des établissements. A cela, une raison à la fois simple et complexe. Faire admettre un proche dans un EHPAD est d’abord et avant tout une affaire de deuil.

Après s’être crispée sur la solution irréaliste du maintien à domicile, la famille se résout à la confier à une équipe soignante. Mais elle doit alors gérer son propre malaise, la culpabilité d’abandonner le proche, de ne pas être capable de l’assumer.

La plupart des conflits en EHPAD  partent de cette culpabilité non consciente et non exprimée. La famille n’a alors souvent pour seul recours que de la convertir en colère et de la retourner contre l’équipe soignante ou contre le résident lui-même.

Processus de deuil : activateur de conflits en EHPAD

Il y a probablement une histoire d’argent également : le fait, non négligeable, que le résident et ses proches payent pour être accueillis en EHPAD. Ils sont donc exigeants et, de plus en plus, procéduriers avec des réactions allant de la simple lettre à l’ARS (Agence régionale de santé) à la plainte auprès du tribunal. En matière de conflits en EHPAD, on a donc tout un éventail de causes et donc de réponses.

Mais attardons-nous un moment sur un processus de deuil d’autant plus difficile à vivre que le proche est encore vivant. Les familles sont appelées à faire le deuil de la personne en bonne santé, des projets communs, de la vie d’avant. Et si elles sont d’abord soulagées de la savoir « entre de bonnes mains », elles passent très vite à une forme de sur-réactivité. Une grande majorité de conflits en EHPAD naissent ainsi du « marchandage ». Les familles tentent de rester actrices de la situation avec leurs propres armes. Elles veulent par exemple nourrir leur proche à tout prix. Ou alors, elles demandent des explications à tout bout de champ quand elles n’essaient pas d’imposer un examen ou un traitement. Or ce qui s’apparente à une demande d’aide intervient souvent à un moment où le soignant est monopolisé par d’autres tâches. Se heurtent alors le besoin des familles de se sentir utiles et le manque de disponibilité des soignants. Beaucoup de conflits en EHPAD naissent de cette incompréhension mutuelle. Dans ce genre de situation, le soignant ne sait pas forcément répondre à la réaction de l’entourage. Il peut se sentir remis en cause dans sa pratique professionnelle. Il peut même se porter en gardien de la morale par peur d’être débordé. Il y a aussi ces familles revendicatives surgies de nulle part qui se plaignent du lit mal fait ou des ongles pas coupés. Leur intervention, imprévisible et la plupart du temps inappropriée, nuit à la fois au résident et à l’équipe soignante et participent à l’émergence des conflits en EHPAD. Alors que faire ?

L’écoute et l’empathie comme seules réponses aux conflits en EHPAD

Le conseil de la vie sociale (CVS), rendu obligatoire dans les EHPAD par une loi du 2 janvier 2002, permet de désamorcer un certain nombre de conflits en EHPAD. C’est un lieu d’écoute et d’échange entre les résidents, les familles et les personnels. Des personnes qualifiées désignées par le préfet, l’ARS et le conseil départemental, y interviennent en qualité de médiateurs. Au-delà de cette instance, se pose surtout la question de la posture du soignant. C’est en favorisant l’expression du résident et de ses proches qu’il déminera les situations potentiellement explosives. Le soignant doit apprendre à relativiser les réactions des familles. Une famille qui le rend responsable de la dégradation de son proche, est seulement en train de prendre conscience de son état véritable. Une famille qui intervient dans les repas et dans le ménage tente seulement de se rendre utile.

Les conflits en EHPAD s’expliquent en partie par le manque de recul des uns et des autres. Or, le soignant, parce qu’il est professionnel, doit pouvoir laisser toute la place à la famille, l’entendre dans ses revendications même injustes tout en ne se sentant pas remis en cause. Tâche difficile s’il en est. Le nombre des conflits en EHPAD diminuera quand les équipes soignantes comprendront que les proches sont des acteurs essentiels du soin et inversement. C’est leur aptitude à compatir, à déculpabiliser et à préparer à la fin de vie annoncée qui fera la différence. Et pour cela, une seule option : maintenir un dialogue permanent et faire preuve de pédagogie.

Ce dialogue débute par une écoute active, et une empathie sans faille. Comprendre que les familles sont en fait simplement « mal » de quelque chose :

  • Coupable de ne pas le garder au domicile,
  • Malheureuse de ne pas s’en occuper,
  • Mal à l’aise de voir cet être cher diminué,
  • ….

Bref l’état des mal …  et des raisons de conflits en EHPAD peut-être long comme une véritable liste à la Prévert.

Il est donc important et nécessaire de faire un véritable travail sur la posture des soignants et de permettre de les accompagner avec l’ensemble des outils existants comme la formation et l’analyse de la pratique professionnelle.

Formations qui peuvent vous intéresser :

L’entrée en EHPAD 

Le vieillissement des personnes âgées

Articles :

La bientraitance en EHPAD :