HomeSantéChef d'entreprise & Médecine du travail : comment ça marche ?

Chef d’entreprise & Médecine du travail : comment ça marche ?

La médecine du travail demeure un élément essentiel dans toutes les professions. Elle promeut et grâce à son rôle préventif, maintient les travailleurs en bonne santé. Cette spécialité médicale présente l’avantage de couvrir le bien-être physique et mental des employés.

C’est pourquoi on peut confirmer son impact positif sur le développement de l’entreprise. Son coût reste modeste comparé aux avantages qui en découlent. Mais que savoir réellement sur cette branche ? Qu’en est de la relation entre cette spécialité et des chefs d’entreprise ? L’affiliation à cette section médicale est-elle obligatoire ?

Ce qu’il faut savoir sur la médecine du travail

Elle veille à la santé globale des travailleurs en entreprise. Le médecin exerçant cette fonction intervient auprès de tous les personnels, y compris les employeurs, de l’établissement. Il a pour mission de prévenir toute détérioration de la santé mentale et physique des employés. Le médecin de travail a de ce fait un rôle consultatif. Son devoir consiste à détecter d’éventuels signes d’altération de la santé chez les salariés.

Cette spécialité médicale constitue donc un véritable pilier pour le développement de l’entreprise. En identifiant à temps la source du problème, elle permet de maintenir au plus haut le niveau le bien-être des travailleurs. Cela assure la pleine croissance pour la société et l’épanouissement des employeurs.

Par ailleurs, le médecin de travail est impliqué dans l’amélioration des conditions de travail des salariés. Il participe activement au CHSCT (Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail) dans une entreprise avec un effectif de 50 personnes et plus. Il y joue le rôle de conseiller auprès de l’employeur en proposant des solutions aux problèmes handicapant le cadre du travail.

Vers qui se tourner pour prendre soin des salariés au travail ?

Aujourd’hui, le CIAMT, sous l’impulsion de son directeur général, le Dr Vinh Ngo, se veut être un allié des chefs d’entreprise soucieux de la santé de leurs salariés. Il s’agit du Centre Inter-entreprise et Artisanal de santé au travail, une association à but non lucratif. Agréé par le ministère du Travail, celui-ci fédère autour de lui plus de 28 000 entreprises. Cet acteur majeur fêtera en 2023 ses 70 ans d’existence.

Cet organisme accompagne les salariés des diverses entreprises tout au long de la vie professionnelle de ceux-ci. Il s’engage à prendre en charge le salarié dès son premier jour auprès de la société. La prise en charge par le professionnel de santé du CIAMT se poursuit avec la visite médicale régulière. Selon le statut individuel de l’employé, le contrôle peut avoir lieu tous les 2, 3 ou 5 ans.

D’ailleurs, l’association est consciente que l’amélioration des conditions de travail des salariés passe par la prévention. Voilà pourquoi elle a mis en place un système pour soutenir un employé en difficulté. Sur un espace dédié, celui-ci peut prendre rendez-vous avec un médecin de l’organisme en cas de souci physique ou mental. En fonction de l’évaluation, le médecin peut lui prescrire des examens ou l’orienter vers un autre professionnel.

Et si l’on réconciliait les patrons de PME et la médecine du travail ?

Le rythme auquel se développe l’industrialisation a durci les contraintes subies par les salariés d’aujourd’hui. La situation exige des dirigeants de réfléchir sérieusement sur l’impact des conditions de travail de leurs collaborateurs. La médecine du travail trouve là son utilité. Elle permet de garantir une meilleure prise en charge de la santé des travailleurs.

Pour le cas de la France, le suivi des salariés constitue une obligation pour les entreprises. Ces dernières doivent adhérer à un service de santé au travail pour cette tâche. Celles qui peuvent se le permettre peuvent créer un service de santé interne. Les sociétés qui font entrave à cette obligation peuvent être poursuivies pour non-respect du droit de travail.

Négliger l’importance de la médecine du travail chez les dirigeants d’entreprise serait une grave erreur. Le problème vient le plus souvent du fait de penser que le service augmente inutilement les dépenses. Pourtant, les médecins de travail font partie intégrante des acteurs amenés à promouvoir le développement de l’entreprise. Leur rôle n’est pas uniquement préventif. Ils veillent à identifier les moindres signes de dégradation de la santé du travailleur, de quoi garantir pour ce dernier que son état lui permet d’occuper convenablement un poste dédié.

Rappel : toutes les entreprises doivent elles s’affilier ?

Quelle que soit la taille de l’entreprise, la médecine du travail profite à tous les salariés. La forme d’organisation pour la prise en charge est décidée en fonction de l’importance de l’entreprise. Le dirigeant peut choisir entre 2 principales formes :

  • Le service de santé interentreprises
  • Le service de santé autonome

Le service de prévention et de santé est obligatoirement interentreprises pour un effectif au-dessous de 500 salariés. Au-delà, l’employeur peut l’instituer par choix pour une période durable. Le Comité d’entreprise ou les délégués du personnel peuvent toutefois s’opposer à cette décision. Dans ce cas, le dirigeant doit recevoir un agrément de la DIRRECCTE avant de choisir entre un service interentreprises et un service autonome.

En quoi consiste cet accord et quels bénéfices en tirer ?

La loi de 1973 sur la sécurité du travail oblige le dirigeant à nommer le médecin de travail par écrit. La nomination doit obtenir l’accord du conseil d’entreprise (CE). Ce dernier doit aussi donner son accord en cas de changement des fonctions de ce professionnel de santé.

L’employeur du médecin de travail est le chef d’entreprise si le service médical est établi à l’intérieur de l’entreprise. Cela est souvent le cas pour les sociétés d’envergure avec plus de 500 salariés. L’adhésion à un service interentreprises reste préconisée pour une entreprise de moindre importance. Pour ce cas de figure, l’employeur du médecin est le président de l’organisme.

Le rôle du médecin de travail ne se limite pas au contrôle de la santé des salariés. L’employeur peut avoir besoin de ses conseils sur les points à améliorer sur les conditions de travail. Au-delà de ces tâches, il participe à la formation des employés pour mieux appréhender les risques. Pour cela, les professionnels de santé issus des organismes de santé au travail assurent les visites d’embauche. On sollicite aussi leur intervention pour des contre-visites suite à de longues périodes d’arrêt.

Un duo gagnant/gagnant

La médecine du travail a toute son importance dans la croissance de l’entreprise. Grâce à cette médecine spécifique, on peut éviter ou minimiser les risques professionnels en fonction du domaine d’activité. Ciblant la santé physique et morale des travailleurs, elle permet aussi de rendre ceux-ci plus productifs. Cette médecine aborde les sujets sensibles dans le milieu du travail, entre autres le mal être qui est devenu courant. C’est l’occasion de maintenir les travailleurs dans de bonnes conditions.

Cette branche veille aussi au bien-être moral des travailleurs. Elle constitue dans ce contexte une arme défensive contre le mal-être qui nuit au travail. Ce problème peut être le résultat de contraintes organisationnelles ou d’une mauvaise gestion. Parfois, le malaise fait écho à un harcèlement moral ou sexuel au travail. Le médecin de travail intervient dans ces cas pour une prise en charge à temps.

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