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Focus sur la sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire fait partie des motifs de consultation ophtalmologique les plus fréquents. Bien qu’il s’agisse d’une maladie multifactorielle et chronique, dans la plupart des cas, elle est liée à un dysfonctionnement des glandes de Meibomius.

Ces dernières sont à l’origine de l’hydratation des yeux. Le syndrome des yeux secs est ainsi associé à un dysfonctionnement de la production des larmes. Il est toutefois possible de le diagnostiquer et de le traiter.

Comment diagnostiquer la sécheresse oculaire ?

Avant de préciser les contours de la façon dont une sécheresse oculaire est diagnostiquée, un petit rappel des caractéristiques de cette maladie multifactorielle s’impose.

La sécheresse oculaire : caractéristiques et particularités

Le syndrome des yeux secs est une maladie parfois chronique qui touche les glandes lacrymales et la surface oculaire.

Les larmes sont produites continuellement par les glandes lacrymales et s’étalent sur la cornée pour la protéger des infections et agressions extérieures. Lorsqu’une personne est atteinte de sécheresse oculaire, cette sécrétion de larmes est affectée.

La symptomatologie de la sécheresse oculaire recense plusieurs signes précurseurs de cette maladie :

  • irritations des paupières,
  • vision floue,
  • sensations de brûlures et de picotements,
  • fatigue oculaire récurrente,
  • sensibilité à la lumière,
  • sensation de sable dans les yeux,
  • absence de larmes dans les situations qui normalement provoquent une sécrétion lacrymale (émotions, épluchage d’oignon, etc.).

À cela s’ajoutent des larmoiements lorsqu’il fait froid ou un temps venteux et pendant que vous lisez.

sécheresse oculaire
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Le diagnostic de la sécheresse oculaire

Il faut généralement faire un test pour diagnostiquer une sécheresse oculaire. Le médecin procède tout d’abord à un interrogatoire détaillé, qui sert à identifier les antécédents ophtalmologiques et généraux pouvant expliquer ce syndrome des yeux secs.

Cette étape ne permet que d’émettre des suspicions et doit être renforcée par des tests précis, qui identifieront la quantité et la qualité du film lacrymal.

L’ophtalmologiste peut réaliser dans un premier temps une instillation de collyre coloré, souvent de la fluorescéine. À l’aide de la lampe à fente, il évalue ensuite le temps de stabilité du film lacrymal (temps au bout duquel il se déchire). Pour ce faire, le patient cligne des yeux plusieurs fois, afin que la fluorescéine s’étale sur la surface cornéenne.

L’ophtalmologiste peut également réaliser le test de Schirmer en posant une bandelette de papier réactif dans le coin de l’œil pendant 5 minutes. De plus, le spécialiste recherche des signes d’allergies oculaires et une éventuelle présence de kératite ou de blépharite.

Existe-t-il des traitements pour la sécheresse oculaire ?

Il existe plusieurs solutions pour traiter le syndrome des yeux secs. Il faut par exemple limiter le port de lentilles de contact, ainsi que l’utilisation de la climatisation.

De plus, vous devez réduire votre exposition aux écrans en effectuant des pauses fréquentes. L’arrêt de la consommation de tabac est aussi nécessaire, tout comme l’absence d’exposition aux environnements fumeurs.

Il est par ailleurs possible d’humidifier vos yeux grâce à l’application de gels lacrymaux ou de larmes artificielles à dose unique. La méthylcellulose et le chlorure de sodium sont des exemples de solutions pour traiter cette maladie.

Dans les cas graves des yeux secs, il peut s’avérer nécessaire d’obstruer les voies lacrymales. Un autre traitement consiste à améliorer les sécrétions lacrymales en prenant de l’azithromycine en collyre.

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